Fête des Lumières Lyon 2011

Posted on 12 décembre 2011

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Célébrée pendant 4 jours autour du 8 décembre, la Fête des Lumières de Lyon tire ses origines de la date à laquelle la Vierge a sauvé la ville de la peste au XVIIème siècle. Originellement c’était le 8 septembre, mais la fête fut décalée car l’inauguration de la statue de la vierge sur la colline de Fourvière, prévue initialement le 8 septembre 1852 fut reportée, crue de la Saône oblige. Le 8 décembre, date finale de l’inauguration, les Lyonnais mirent spontanément sur le rebord de leurs fenêtres des bougies. Depuis, chaque année, les habitants mettent des « lumignons » à leur fenêtre : des petites bougies dans des verres colorés.

Depuis la fin des années 80, ce geste s’accompagne d’un véritable festival des spectacles de lumières, où se pressent des millions de touristes, venus du monde entier. Les installations ont même pris la place des lumignons qui ne sont plus guère visibles : une tradition en voie de disparition ?

Lumignons ou non, la Fête des Lumières, ce sont 4 nuits de régal pour les yeux, à se balader entre les scénographies lumineuses et dans les rues (parfois encombrées) d’une ville animée.

Les algues lumineuses – Jean-Pierre David / Aérosculpture. Des algues géantes qui ondulent au gré du vent.

Des expérimentations étudiantes autour de la place Sathonay

Cosmogole – Philippe Morvan. Au coeur de l’amphithéâtre des 3 Gaules, une sphère centrale géante, dont la couleur varie du bleu au rouge, est entourée de dizaine de sphères.

Rêves d’enfants – Direction de l’Eclairage Public/Ville de Lyon. Coup de coeur pour ces illuminations naïves, qui s’allument et s’éteignent, successivement, alternativement. Des personnages et des lieux (bonhomme, château, princesse en guirlande lumistyl), comme les illustrations d’un conte à imaginer soi-même.

Urban Flipper – Thibaut Berbezier et Carol Martin / CT Light. Le théâtre des Célestins se transforme en flipper géant, les spectateurs peuvent tenter leur chance et actionner la boule, qui parcourt la façade et rebondit sur les colonnes ou fenêtres.

Coudecouleur – Alain Bénini. Dans la cour d’honneur de l’Hôtel-Dieu, 300 rampes de diodes lumineuses créent une ambiance lumineuse poétique qui varie au gré d’une bande-son originale (on y retrouve même Isabelle Adjani et son Pull Marine !)

I love Clouds – Jacques Rival. Des ballons muticolores semblant vouloir arracher la statue équestre de Louis XIV à la place Bellecour.

La Basilique Notre-Dame Fourvière, avec son « Merci Marie » qui rappelle davantage les lettres d’Hollywood que les cierges d’une église.

Transe nocturne – Marie-Jeanne Gauthé / Light Motif. Une projection repérée sur 3 des 4 façades de la place des Terreaux, qui donne vie aux bâtiments, mais aussi et surtout aux composantes de la fontaine de la place : la gardienne antique du bassin et ses 4 chevaux. Un dispositif impressionnant ! Pour l’apprécier, il faut le mériter et accéder à la place par une entrée unique, porté par le flot de la foule !

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