Se faire prendre pour un Kong

Posted on 15 septembre 2010

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Envie de dîner sur les toits de Paris, occasion de découvrir un lieu, ouvert depuis longtemps mais encore jamais testé.

Le Kong, au 5ème et 6ème étage de l’ex-Samaritaine (Paris I).

Réservation à 21h45. On arrive un peu plus tôt, on est d’accord pour aller  patienter au bar. Ambiance internationale (mainstream chic), musique lounge d’il y a 10 ans, plafond bas…On ne sait pas dans quelle mesure cela aidera à patienter. 22h05 : un verre plus tard, on s’enquiert auprès de l’hôtesse. Patience. 22h225 : un nouveau verre plus tard, on s’enquiert de nouveau, en marquant notre impatience.

Une hôtesse vient nous chercher et nous demande de régler nos consos au bar. « Oui c’est déjà fait », et là on sent le souci dans le regard de l’hôtesse. Elle comptait sur la lenteur des règlements au bar pour gagner quelques minutes avant de nous faire monter.

Comme on est prêt, elle n’a pas d’autres choix de nous accompagner et monter au 6ème.

Pièce beaucoup plus agréable, grande véranda sous les étoiles, avec vues sur les bâtiments plutôt charmants aux alentours. Et évidemment notre table n’est pas prête. La serveuse, mentionnant qu’il y a aussi d’autres clients qui attendent, et blahblah, nous invite à aller de nouveau au bar, mais elle a à peine le temps de finir sa phrase qu’elle croise nos regards énervés. Elle sent « le clash et/ou la lâche » : on s’énerve et/ou on part. Tant est si bien qu’elle file aider à dresser la table.

Enfin, on peut s’ attabler. Quasiment 1 heure après notre résa. On ne sait pas si avoir attendu si longtemps est acte de bravoure, de persévérance ou preuve de notre Kong-erie.

On découvre la carte : rien de super original, rien de très inspirant et des prix qui le sont encore moins. (Plat environ 30euros, pas de vin à moins de 38 euros)

Un service insatisfaisant : prise de commande trop prompt ou trop tardive, vin amené après que les plats soient servis, la bouteille avait été « oubliée » sur le bout d’une table.

Mais belle pièce de boeuf, frites au couteau bien cuites. Ca ne rattrappe pas le piteux état de l’accueil.

Bref, on a fait le Kong, on ne nous y prendra plus.

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Posted in: Bars & restos