Tamara Drew, ou le calme rêvé d’une retraite d’écrivains

Posted on 4 août 2010

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Ou  encore, plus simplement, Tamara Drew, ou la tolérance et tranquillité de la campagne anglaise.

C’est plutôt le contraire dont il s’agit dans ce film, et pour notre plus grand plaisir.

Le calme rêvé des retraites d’écrivains se révèle en fait sournoise compétition et vantardise à mots couverts entre auteurs, sur fond de tromperie et d’engueulades des landlords. La tolérance et la tranquillité campagnarde est transformée en petit monde de médisance, espionnage et intrigues. A noter la bonne retranscription du désoeuvrement des ados coincées entre bouses de vache et « Poufiasses Mag », qui alimentent les envies d’ailleurs, poussent à l’ennui et donc aux conneries.

Des personnages lâches, odieux, sensibles ou névrotiques. Caricaturaux ? Pas tant que ça.

Stephen Frears, je ne sais pas si votre adaptation est fidèle au roman graphique de Posy Simmonds, mais merci. Votre réalisation ne révolutionnera pas le genre, mais on aurait presqu’envie de louer un cottage, d’aller tâter du mouton, si la promesse de rires, d’action et de révélation était aussi forte que dans votre film.

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Posted in: Ciné